Agroécologie

Systèmes d’élevage laitiers agroécologiques et résilients en Nouvelle-Aquitaine : SYRENAE

Une aide de l’Union européenne, dans le cadre du programme FEDER-FSE, a permis de moderniser l’unité expérimentale Fourrages, ruminants et environnement (FERLUS) et d’aller plus loin dans son projet de recherche visant notamment l’autonomie fourragère et énergétique, et donc la résilience des élevages laitiers. Cette aide permet ainsi de pérenniser le dispositif de recherche visant à accompagner les fermes vers la transition agro-écologique.

Publié le 11 décembre 2023

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© INRAE

L’Unité expérimentale Fourrages, ruminants et environnement (FERLUS) conduit des recherches sur les prairies et les cultures fourragères ; sur des systèmes d’élevages laitiers (bovins et caprins) innovants, durables et résilients aux aléas climatiques ; et sur leurs impacts sur l’environnement et la biodiversité. Localisée au sud de Poitiers en zone de plaine (climat océanique avec des sècheresses estivales marquées), ses activités s’inscrivent dans l’atténuation/adaptation au changement climatique, la transition agroécologique et la réponse aux attentes sociétales en matière d’élevage. Plusieurs leviers sont étudiés pour limiter les émissions de gaz à effet de serre et augmenter le stockage de carbone. Elle conduit également des recherches sur la reproduction caprine (Ferticap).

Ces activités sont porteuses d’un vaste partenariat : scientifique (avec des équipes INRAE, CNRS, Université Poitiers, ANSES…), technique (Chambres d’agriculture, Instituts techniques, GEVES...) et associatif (CIVAM, PromHaies...).

Afin de mener à bien ces recherches, le projet SYRENAE a permis d’acquérir du matériel et de réaliser des aménagements extérieurs et dans les bâtiments d’élevage. Chacun, a un impact en matière de rebond de relance et de résilience des territoires et des acteurs, ou en matière de transition numérique et du Green-Deal.

Alimentation, comportement et reproduction des animaux

La Région Nouvelle-Aquitaine vise l’objectif de 25 % des exploitations caprines certifiées en Agriculture Biologique et 50 % des élevages caprins avec un accès à l’extérieur ou au pâturage à l’horizon 2030. Différents aménagements et équipements de recherche financés par l’Union européenne, vont permettre à la fois d’améliorer le bien-être animal et d’obtenir des données précises :

  • Réfection des chemins d’accès aux pâtures afin de maximiser le pâturage et d’accompagner les élevages caprins dans ce sens,
  • Création de parcs pour que les chèvres/boucs accèdent à l’extérieur toute l’année, permettant d’étudier le bien-être animal,
  • Capteurs d’activité pour étudier le comportement des vaches et pour suivre la reproduction
  • Analyseur automatisé de semence pour évaluer l’impact des périodes de fortes chaleurs sur la fertilité à court et moyen terme

Adaptation des bâtiments au changement climatique

Dans un contexte de changement climatique et d’occurrences plus importantes de fortes chaleurs, des stratégies d’adaptation peuvent être mises en œuvre pour limiter l’inconfort des animaux et l’impact sur la production. Mais ces solutions doivent être correctement évaluées et adaptées aux bâtiment en place. Des équipements financés par l’Union européenne, vont permettre de suivre différents paramètres en continu :

  • Sondes pour mesurer la température, l’hygrométrie, les flux d'air, le CO2afin d’évaluer l’ambiance des bâtiments et le confort des animaux,
  • Matériel de cartographie de bâtiments, mesures ponctuelles sur journées neutres, chaudes ou exceptionnelles afin d’évaluer l’ambiance des bâtiments et le confort des animaux,
  • Matériel d'extraction d'air pour améliorer le confort des animaux,
  • Matériel de ventilation et brumisation optionnel du bâtiment d’élevage des chèvres laitières pour améliorer le confort des animaux.

Transition numérique

Le suivi et l’évaluation multicritère de ces expérimentations nécessitent l’acquisition de multiples données dans des thématiques diverses et sur plusieurs dizaines d’années. Pour améliorer la saisie des données et permettre un stockage sécurisé sur le long terme, deux appareils mobiles et un serveur informatique ont été financés par l’Union européenne :

  • Achat d’outils de saisie portable
  • Serveur informatique-stockage de données

Financement dans le cadre de la réponse de l’Union à la pandémie de COVID 19

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L’Union européenne a financé l’achat d’équipements, dans le cadre du Fonds européen de développement régional (FEDER-FSE) 2014-2020. Les mesures permises par ces équipements répondent à l’un des objectifs de sa politique de cohésion économique, sociale et territoriale : accompagner la relance verte, résiliente et numérique du territoire néo-aquitain.

Coût total : 197 000 €
Aide FEDER : 160 000 €

https://www.europe-en-nouvelle-aquitaine.eu/fr

En savoir plus

Société et territoires

Résultats de recherche : Étude sur l’impact économique des mammites en élevages bovins

COMMUNIQUE DE PRESSE - L’équipe EPIDEC de l’IHAP - Interactions hôtes-agents pathogènes (UMR INRAE/ ENVT) vient de publier une étude dans Frontiers in Veterinary Sciences. Intitulée The Use of Meta-Analysis for the Measurement of Animal Disease Burden: Losses Due to Clinical Mastitis as an Example, celle-ci porte sur l’impact économique des mammites en élevages bovins.
En élevage laitier la mammite est la première pathologie rencontrée. Elle touche plus de 40 % des vaches en production. Les impacts sont multiples : stress et travail pour l’éleveur, réformes subies, pertes économiques importantes.
L’étude menée propose une méta-analyse sur le coût d’un cas de mammite clinique en élevage bovin laitier.

25 mars 2020

Agroécologie

Des signaux du tissu adipeux en cause dans l’infertilité des vaches laitières

COMMUNIQUE DE PRESSE- Dans le cadre du projet européen Prolific (Pluridisciplinary study for a RObust and sustainabLe Improvement of Fertility In Cows), des scientifiques de l’Inra associés aux chercheurs de l’université d’Uppsala en Suède2 ont identifié un gène du tissu adipeux qui pourrait être impliqué dans la baisse de fertilité des vaches laitières ayant les meilleures productions de lait, comme les vaches Prim’Holstein. Publiés dans PLOs One, ces résultats permettent une meilleure compréhension des interactions entre métabolisme et reproduction, notamment certaines infertilités.

11 décembre 2019